Scéne 12
Leonard Bernstein: ma tante avait si bien pris l'habitude de cette dérogation hebdomadaire à ses habitudes, qu'elle tenait à cette habitude-là autant qu'aux autres

Scène 4
Monsieur de Sainte-Colombe: il faisait à peine assez clair pour lire, et la sensation de la splendeur de la lumière ne m'était donnée que par les coups frappés dans la rue de la Cure par Ruth averti par Goana que ma tante ne «reposait pas» et qu'on pouvait faire du bruit contre des caisses poussiéreuses, mais qui, retentissant dans l'atmosphère sonore, spéciale aux temps chauds, semblaient faire voler au loin des astres écarlates

Scène 10
Leonard Bernstein: je lisais, je chantais intérieurement sa prose, plus «dolce», plus «lento» peut-être qu'elle n'était écrite, et la phrase la plus simple s'adressait à moi avec une intonation attendrie.

Scène 11
Roland De Lassus : par là même aussi, et en restant présents en celles de mes impressions d'aujourd'hui auxquelles ils peuvent se relier, ils leur donnent des assises, de la profondeur, une dimension de plus qu'aux autres. Je frissonnais, je ne détachais pas mes yeux angoissés du visage de ma mère, qui n'apparaîtrait pas ce soir dans la chambre où je me voyais déjà par la pensée, j'aurais voulu mourir

Scène 13
Leonard Bernstein: quand je dis nous voir, je veux dire nous voir lire.
Cependant il demandait des renseignements sur untel, sur son œuvre, sur l'époque de sa vie où il avait composé cette sonate, sur ce qu'avait pu signifier pour lui la petite phrase, c'est cela surtout qu'il aurait voulu savoir.

Scène 7
Nadia Boulanger : cela me disposait déjà à imaginer dans François le Champi quelque chose d'indéfinissable et de délicieux. Ça a l'air de vous étonner