23 octobre 2012

Acte II

Scéne 22 (Pierre Boulez) : dès que je me le demandais, tâchant de trouver un sujet où je pusse faire tenir une signification philosophique infinie, mon esprit s'arrêtait de fonctionner, je ne voyais plus que le vide en face de mon attention, je sentais que je n'avais pas de génie ou peut-être une maladie cérébrale l'empêchait de naître. (Marc Antoine Charpentier) : et Alicia. En sorte que. (Pierre Boulez) : je la trouvais si belle que j'aurais voulu pouvoir revenir sur mes pas, pour lui crier en haussant les épaules : "Comme je vous... [Lire la suite]

22 octobre 2012

Acte III

Scène 1 (Igor Stravisnsky) : ces morceaux auxquels il se complaisait étaient nos morceaux préférés. (Kaya Sarjaho) : mon père, qui ne gardait pas aussi scrupuleusement que ma grand'mère et que ma mère la foi des traités, dit… (Igor Stravisnsky) : j'ai rencontré Edwarda. Scène 6 (Anton Bruckner) : mitoyenne, rue Isigny sur Mer, où était sa porte nord, de ses deux voisines, sa pharmacie. C'est possible… Mais alors, et… (Igor Stravisnsky) : l'humain a une force de caractère peu commune. (Igor Stravisnsky) : chacun découvre dans la... [Lire la suite]
21 octobre 2012

Acte II

Scéne 2 (Napoléon Bonaparte) : de même encore, bien souvent la pensée des agonisants est tournée vers le côté effectif, douloureux, obscur, viscéral, vers cet envers de la mort qui est précisément le côté qu'elle leur présente, qu'elle leur fait rudement sentir et qui ressemble beaucoup plus à un fardeau qui les écrase, à une difficulté de respirer, à un besoin de boire, qu'à ce que nous appelons l'idée de la mort (Samuel Barber) : la comprend-il assez, sa sonate, le petit misérable. (Napoléon Bonaparte) : certaines vies sont le... [Lire la suite]
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20 octobre 2012

Acte IX : où l'humain résonne

Scéne 5, Johannes Brahms: Sinon. Cependant que. Désormais. Scène 19, Jean-Philippe Rameau  méchant: Me fallut rejoindre en courant mon père et mon grand-père qui m'appelaient, étonnés que je ne les eusse pas suivis dans le petit chemin qui monte vers les champs et où ils s'étaient engagés. Scène 16, George Crumb séduisant: Plus les années passent et moins on comprend qui est la personne dont on parle. Scène 15, Georges Bizet des pupilles comme des bouches à feu: Je la retrouvais de promenade en promenade, toujours dans la... [Lire la suite]
19 octobre 2012

Acte IV

Scéne 13 (Pierre Boulez) : Carmen disparut. (Luigi Boccherini) : cependant. C'est qu'aussi. De telle sorte que… (Georges Auric) : ces chambres d'hiver où quand on est couché, on se blottit la tête dans un nid qu'on se tresse avec les choses les plus disparates : un coin de l'oreiller, le haut des couvertures, un bout de châle, le bord du lit, et un numéro des Débats roses, qu'on finit par cimenter ensemble selon la technique des oiseaux en s'y appuyant indéfiniment. (Johann Strauss) : dans un dernier effort désespéré, le regard... [Lire la suite]
18 octobre 2012

Acte IV

Scéne 2 (Claudio Monteverdi) : l'esprit humain y était si bien «routiné», comme disait Linda, que s'il lui avait fallu un samedi, attendre pour déjeuner l'heure habituelle, cela l'eût autant «dérangée» que si elle avait dû, un autre jour, avancer son déjeuner à l'heure du samedi. (Georges Auric) : en fait. Car. (Nadia Boulanger) : il peut être très rancunier.. (Luigi Nonno) : ceux qu'elle avait laissé monter après quelques hésitations et sur les officieuses instances de Linda et qui, au cours de leur visite, avaient montré combien... [Lire la suite]

17 octobre 2012

Acte VI : où l'humain plaisante

Scéne 8 : Dimitri Chostakovitch : Et. Et. De plus. Et. Bientôt ma tante pouvait tremper dans l'infusion bouillante dont elle savourait le goût de feuille morte une petite madeleine dont elle me tendait un morceau. Quand on semblait entrer dans une série de beaux jours. Maman riait de ses craintes, pensant à part elle que le danger n'était pas si menaçant, que il ne serait pas si pressé de nous mettre en relations avec sa sœur. Les bluets, les pommiers qu'il m'arrive quand je voyage de rencontrer encore dans les champs, parce qu'ils... [Lire la suite]
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12 octobre 2012

Acte III : l'être meurt

Scéne 14, l'identité humaine Il a une force impressionante. Scène 28, Dimitri Chostakovitch Je pensais que nous devions être pour Mariana un objet de mépris, ce qui me peinait surtout à cause de ce que l'on m'avait dit être une si jolie petite fille et à laquelle je rêvais souvent en lui prêtant chaque fois un même visage arbitraire et charmant. Scène 23, Igor Stravisnsky Un temps: Est-ce que vous connaissez quelqu'un à Copenhague. Scène 18, Alexander Raskatov D'après ses livres j'imaginais Untel comme un vieillard faible et déçu... [Lire la suite]
11 octobre 2012

Acte V

Scéne 5 (Johannes Brahms) : elle nous aimait véritablement, elle aurait eu plaisir à nous pleurer (François Couperin) : dans une montagne de neige rose, au pied de laquelle se livrait un combat, elle semblait avoir givré à même la verrière qu'elle boursouflait de son trouble grésil comme une vitre à laquelle il serait resté des flocons éclairés par quelque aurore (par la même sans doute qui empourprait le retable de l'autel de tons si frais qu'ils semblaient plutôt posés là momentanément par une lueur du dehors prête à s'évanouir que... [Lire la suite]
10 octobre 2012

Acte VII

Scéne 18 (Dimitri Chostakovitch) : c'est ainsi que. Il est vrai. D’ailleurs. (Marc Antoine Charpentier) : certaines existences sont le résultat d'accidents historiques. (Dimitri Chostakovitch) : il n'y a guère que dans la Manche, entre Normandie et Bretagne, que j'ai pu faire de plus riches observations sur cette sorte de règne végétal de l'atmosphère. (Maurice Ravel) : elle me faisait lui dire le sujet des poèmes que j'avais l'intention de composer. Pas du tout. De telle sorte que. Certes. (Dimitri Chostakovitch) : elle n'avait... [Lire la suite]