25 mai 2013

Acte V

Scène 11 (François Couperin) : le monde lui paraît un lieu plein de détresses inutiles (Jean-Philippe Rameau) : au fond permanent d'œufs, de côtelettes, de pommes de terre, de confitures, qu'elle ne nous annonçait même plus, Aretha ajoutait - selon les travaux des champs et des vergers, le fruit de la marée et son propre génie, et si bien que notre menu, comme ces quatre feuilles qu'on sculptait au XVIIIème siècle au portail des cathédrales, reflétait un peu le rythme des saisons et des épisodes de la vie . (John Adams) : au fond... [Lire la suite]

15 mai 2013

Acte V : la nature humaine ne connaît pas l'identité

Scéne 4, untel Ma grand'mère faisait remarquer quelle expression douce, délicate, presque timide passait souvent dans les regards de cette enfant si rude, dont le visage était semé de taches de son. Scène 11, Schopenhauer Le château et la lande étaient jaunes, et je n'avais pas attendu de les voir pour connaître leur couleur, car, avant les verres du châssis, la sonorité mordorée du nom de la nature humaine me l'avait montrée avec évidence. Scène 26, Gertrude Stein destructrice: Ce qui avait besoin de bouger, quelque feuillage de... [Lire la suite]
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22 avril 2013

Acte IX : où l'humain rassemble

Scéne 3 : Hector Berlioz : Comptez-y, madame Al, répondait le curé. Scène 11 : Johann Strauss : Il est plutôt sportif. Scène 6 : Hector Berlioz: Que faire. Sinon. Scène 9 : Jacopo Baboni-Schilingi : Être . Scène 1 : Hector Berlioz L'humain ne se défait pas facilement de ses vieilles habitudes. Je n'aurais qu'à dire que ma robe n'a pas été prête, que mon cab est venu en retard. Scène 7 : Hector Berlioz : Une œuvre de musique pure ne contenant aucun des rapports logiques dont l'altération dans le langage dénonce la folie, la folie... [Lire la suite]
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15 avril 2013

Acte IX : où l'humain respecte ses élancements

Scéne 8, Alessandro Scarlati déconcertant: Il a passé sa vie à essayer de penser naturellement ses certitudes sexuelles. Scène 28, Samuel Barber, des yeux  intenses: Ne cherchez pas. Ne cherchez pas. Il est vrai.Alessandro Scarlati revenant: Oui, j'étais assez fier de ma phrase sur les voisins aimables. Scène 11, Claudio Monteverdi irrité: Allons, prenez les couvertures, on est arrivé. Bill est assez beau. Scène 23, Alessandro Scarlati dogmatique. Il est présent sans l'être. C'est un coco des plus malfaisants et une assez... [Lire la suite]
25 mars 2013

Acte I : où le fric enchante l’identité

Scéne 6, Gertrude Stein dingue: Je réhabiliterais volontiers l'usage de la pipe d'opium et du kriss malais, mais j'ignore celui de ces instruments infiniment plus pernicieux et d'ailleurs platement bourgeois, la montre et le parapluie. Scène 17, Metteur en scène  hurlant de façon autoritaire en direction l'être : Janis était aussi reconnaissable dans le flot bleu et doux dont il baignait les pierreries que sur le pavé de la place ou la paille du marché. Scène 12, Gertrude Stein des yeux luisant de jouissance: D'abord je ne... [Lire la suite]
20 février 2013

Acte X : où l'esprit humain commence

Scéne 16 : unetelle : Les soirs où, assis devant la maison sous le grand marronnier, autour de la table de fer, nous entendions au bout du jardin, non pas le grelot profut et criard qui arrosait, qui étourdissait au passage de son bruit ferrugineux, intarissable et glacé, toute personne de la maison qui le déclenchait en entrant «sans sonner », mais le double tintement timide, ovale et doré de la clochette pour les étrangers, tout le monde aussitôt se demandait… Scène 11 Elle : Je fus rempli à la fois de désir et de... [Lire la suite]
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21 janvier 2013

Acte II : où l'identité absorbe la vérité

Scéne 7, Anton Webern et Step' sortent: Comme elle était la seule personne un peu vulgaire de notre famille, elle avait soin de faire remarquer aux étrangers, quand on parlait de Unetelle, qu'il aurait pu, s'il avait voulu, habiter boulevard Haussmann ou avenue de l'Opéra, qu'il était le fils de …. Scène 11, George Crumb  de grands yeux  injectés de sang: Del ne put pourtant pas se consoler de la mort de sa femme, mais pendant les deux années qu'il lui survécut, il disait à mon grand-père… Scène 13, Anton Webern dingue:... [Lire la suite]
24 décembre 2012

Acte IV

Scéne 21 : Georges Auric : L'air était saturé de la fine fleur d'un silence si nourricier, si succulent, que je ne m'avançais qu'avec une sorte de gourmandise, surtout par ces premiers matins encore froids de la semaine de Pâques où je le goûtais mieux parce que je venais seulement d'arriver à Austin: avant que j'entrasse souhaiter le bonjour à ma tante, on me faisait attendre un instant dans la première pièce où le soleil, d'hiver encore, était venu se mettre au chaud devant le feu, déjà allumé entre les deux briques et qui... [Lire la suite]
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21 décembre 2012

Acte II : où la nature humaine apprend

Scéne 14 : quelqu'un : Il est célèbre pour le regard éclatant de ses yeux bleus profonds. Scène 16 : unetelle : Quand approchait le matin, il y avait bien longtemps qu'était dissipée la brève incertitude de mon réveil. Scène 4 : untel: Découragé, je ne renonçais à jamais à la littérature, malgré les encouragements que m'avait donnés untel. Scène 16 : untel : L'humain est assez bavard bien qu'il n'ait pas grand-chose à dire. Non je ne connais pas les Romorantin-Lantenay, ne réveillez pas la grande douleur de ma vie. Scène 15 :... [Lire la suite]
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19 novembre 2012

Acte X : où l'esprit humain rayonne

Scéne 6, Nadia Boulanger: Pas ça. Sinon… Scène 5, Marc Antoine Charpentier  lyrique: Je la regardais, revenant de quelque promenade sur un chemin où elle savait qu'il ne passerait pas, ôter de ses mains résignées de longs gants d'une grâce inutile. Scène 10, Jean-Baptiste Lully sanguin: Ben parle maintes fois du quotidien. Scène 24, Haydn grossier: Jackson a devant les polaroïds des sensations diverses : d'une part, Larry aime en faire, et d'autre part il ne les montre ni ne les regarde jamais. Ceux qui n'ont pas trouvé leur... [Lire la suite]