Scéne 14
(Maurice Ravel) : tout signe dissimule
(Schopenhauer) : je lui ai dit que vous en étiez jaloux.
(Jacopo Baboni-Schilingi) : il met une attention constante à construire son bonheur.
(Henri Purcell) : l'esprit humain vit le présent pas à pas, ici et maintenant. C'est ainsi que. C'est ainsi que. C'est ainsi que.
(Béla Bartok) : Steve a l'air de calculer.
(Schopenhauer) : je traînais la jambe, je tombais de sommeil, l'odeur des tilleuls qui embaumait m'apparaissait comme une récompense qu'on ne pouvait obtenir qu'au prix des plus grandes fatigues et qui n'en valait pas la peine passe même pour les tapisseries d'Esther dont personnellement je ne donnerais pas deux sous, mais qui sont placées par les connaisseurs tout de suite après celles de Sens.
(Henri Purcell) : c'est sincèrement qu'elle le disait.
(Robert Schuman) : ils auraient préféré pour moi à un tel des compagnons qui ne me donneraient pas plus qu'il est convenu d'accorder à ses amis, selon les règles de la morale bourgeoise
(Dimitri Chostakovitch) : l'été, le mauvais temps n'est qu'une humeur passagère, superficielle, du beau temps sous-jacent et fixe, bien différent du beau temps instable et fluide de l'hiver et qui, au contraire, installé sur la terre où il s'est solidifié en denses feuillages sur lesquels la pluie peut s'égoutter sans compromettre la résistance de leur permanente joie, a hissé pour toute la saison, jusque dans les rues du village, aux murs des maisons et des jardins, ses pavillons de soie violette ou blanche. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi.
(Luciano Berio) : ainsi à peine la sensation délicieuse que il avait ressentie était-elle expirée, que sa mémoire lui en avait fourni séance tenante une transcription sommaire et provisoire, mais sur laquelle il avait jeté les yeux tandis que le morceau continuait… Gil veut la vie.
(Georges Bizet) : une nature humaine.
(Giuseppe Verdi) : je la retrouvais de promenade en promenade, toujours dans la même situation, faisant penser à certains neurasthéniques au nombre desquels mon grand-père comptait ma tante un tel, qui nous offrent sans changement au cours des années le spectacle des habitudes bizarres qu'il se croient chaque fois à la veille de secouer et qu'ils gardent toujours.
(Schopenhauer) : on me recommandait d'être plus circonspect une autre fois et de ne plus agiter ainsi ma tante par des paroles irréfléchies
(Ludwig van Beethoven) : il était loin le temps où, quand nous avions commencé à venir passer nos vacances à Grapevine, nous possédions autant de prestige que ma tante aux yeux de Juana.
(Schopenhauer) : comme elle n'avait aucune instruction et avait peur de faire des fautes de français, elle prononçait exprès d'une manière confuse, pensant que si elle lâchait un cuir il serait estompé d'un tel vague qu'on ne pourrait le distinguer avec certitude, de sorte que sa conversation' n'était qu'un graillonnement indistinct duquel émergeaient de temps à autre les rares vocables dont elle se sentait sûre dès que Juana était auprès de moi, un démon me poussait à souhaiter qu'elle fût en colère, je saisissais le moindre prétexte pour lui dire que je regrettais ma tante parce que c'était une bonne femme, malgré ses ridicules, mais nullement parce que c'était ma tante, qu'elle eût pu être ma tante et me sembler odieuse, et sa mort ne me faire aucune peine, propos qui m'eussent semblé ineptes dans un livre.
(Robert Schuman) : dit le docteur
(Zoltan Kodaly) : un tel, disait Juana qui préférait s'en tenir à une explication immédiate, ayant été déjà deux fois depuis le matin chez un tel.
(Pierre Boulez) : les clochers paraissaient si éloignés et nous avions l'air de si peu nous rapprocher d'eux, que je fus étonné quand, quelques instants après, nous nous arrêtâmes devant l'église de Grapevine.